Equipe I Hendaye - Tulle

SH 7 - 10 Tulle

Les Basques ont perdu d’un rien une rencontre à leur portée
C’était journée émotion, hier, à Ondarraitz. Deux des costauds présents en piste, faisaient leurs adieux aux armes, sans larmes. Côté corrézien,le capitaine Charles Van Rensbourg, et côté Xuriak Cyril Couriol furent fêtés comme les grands guerriers qu’ils furent.
La messe était dite avant le coup d’envoi : Tulle se maintient et Hendaye descend. La cohorte des visiteurs ramènera au moins les doux souvenirs d’une visite culturelle au-delà de la Bidassoa, avec découverte des bienfaits de la cidrerie.
Le match, lui, ne valut pas grand chose. Deux essais seulement dans une rencontre débridée, ça interpelle. L’explication se trouve sans doute du côté d’un jeu au pied inexistant en dépit du vent intéressant dans le dos de Tulle lors du premier acte, et de la qualité des défenses qui se montrèrent impitoyables. Sans oublier les petites erreurs des frontaliers, qui firent les affaires des visiteurs. Comme dit le troisième ligne Hervé Labarthe : "On fait un bon match, mais on se rate dans le jeu au pied et on gère très mal nos temps faibles".

Un trou d’air fatal

Atteignant le repos avec un tout petit handicap de trois points, les Hendayais étaient convaincus qu’avec l’appui du vent, leurs offensives allaient leur permettre de prendre la main après la pause.Ce fut vrai durant une demi-heure, et l’essai inscrit par Marc Legras suite à une énorme percée de Tuitoga Puleoto et à un pilonnage en règle de la ligne tulliste constitua un butin minimaliste. Insuffisant pour protéger les blancs de leur période d’errance, à dix minutes du terme.
Après avoir laissé passer l’orage, les Tulliste lançèrent une attaque, une seule, mais vive comme l’éclair. Vialle, le plus dangereux, lança la flèche, et Rebotton donna le coup de rein pour aller derrière la ligne. Hendaye fit maladroitement le forcing pour reprendre l’avantage. En vain.
Un match à l’image de la saison : Hendaye "c’est une belle équipe"lança le capitaine tulliste Van Rensburg au coup de sifflet final. C’est sans doute vrai, mais cette belle équipe doit d’urgence éliminer les scories pour retrouver l’efficacité nécessaire à la remontée l’an prochain.

François Trabot