Jean Prat : SH-NANTES

Des contres assassins SH 28 - 36 STADE NANTAIS

HENDAYE - NANTES Le Stade a encore péché dans la précision et a subi des contres assassins
Hendaye (stade Ondarraitz). Spectateurs 400. Arbitre M. Alejo (Poitou-Charentes).
Mi-temps 19-13.
Hendaye 1 essai Betachet (29e) ; 1 transformation Bainçonau ; 7 pénalités Bainçonau (1re, 6e, 20e, 40e, 44e, 64e, 72e).
L’équipe Chaudière - Bainçonau, Azpeitia, Ducoté, Etcheverry - (o) Jimenez, (m) Alcalde - C. Pinon, V.Pinon, Bétachet - Vial, Zubizarreta (cap) - Hiriart, Azpiroz, Neisen.
Entrés en jeu : S. Ibarburu, Eceizabarrena, Macicior, Gaillardet, Destrruhaut, Périat, Labéguerie.
Carton jaune Azpeitia (59e).
Nantes 5 essais Diallo (9e), Fradin (15e), Roudil (58e), collectifs (69e, 80e) ; 1 transformation Massicot (69e) ; 3 pénalités Bouilloux (3e), Massicot (59e, 76e).
L’équipe Belleteste - Fradin, Roudil, Coisy, Vailea - (o) Bouilloux, (m) Pretorius – Diallo,
Geldenhuys, Cicambourrouet - Negrillo (cap), Le Jalle - Charbonnel, Lebastard, Foucault.
Entrés en jeu : Plantier, Rouaud, Van Wyk, Guillaume, Massicot, Reveillère.
Cartons jaunes Diallo (23e), Lebastard (65e).

Le match (François Trasbot). Courageux et malheureux Hendayais ! Hier, ils ont tout essayé, en force, en finesse, à la main, au pied, mais ont dû s’incliner devant une remarquable équipe nantaise, dont l’aptitude au contre et la rapidité de transmission rappelait l’équipe du Japon vue la veille à la télé. Nul Nippon pourtant dans l’armada atlantique, mais des Sud-Africains, et un capitaine argentin, Fernando Negrillo, qui parle basque comme vous et moi, car il a joué deux ans à Gernika.
Menant miraculeusement à la pause 19-13, grâce à la botte magique d’un Jérôme Bainçonau en état de grâce (23 points hier), les Xuriak avaient déjà reçu deux avertissements sérieux, sous la forme de deux essais inscrits par les visiteurs alors qu’eux mêmes avaient le ballon. Un dégagement contré, puis une interception avaient affiché les couleurs des Nantais. Ce fut encore pire après la pause, où la leçon de réalisme fut donnée en y mettant les pleins et les déliés.
Sans jamais s’affoler ni dévier de leur ligne de jeu, même quand ils étaient menés, les Nantais optèrent pour la pénaltouche même quand le coup franc était bien placé, récoltant le bonus offensif qu’ils étaient venus chercher, après avoir frôlé la défaite, puis le match nul, laissant les frontaliers sans aucun point grâce à un nouveau contre meurtrier dans les arrêts de jeu, alors qu’Hendaye refusait de dégager, jouant son va-tout à la main craignant que M. Alejo ne siffle la fin du match.
Une touche perdue comme tournant
En fait, le tournant de la rencontre avait eu lieu deux minutes plus tôt. Bénéficiaires d’une excellente touche près de la ligne des visiteurs, les Xuriak, qui ne comptaient que trois points de retard alors, loupèrent leur combinaison lanceur-alignement, permettant aux Nantais de se dégager et ensuite d’attendre comme d’habitude la bonne occasion de contrer pour enfoncer le clou.
Cruel, mais comme le soulignait l’ailier Kevin Etcheverry après coup « il n’y a rien à dire, ils étaient plus précis et plus rapides. Nous ne sommes pas à leur niveau, même si les circonstances du match nous ont longtemps permis d’entretenir l’illusion ».
Hier, ce sont toutes les illusions des blancs qui se sont évaporées, devant un public clairsemé et sous un froid de loup.

Réaction « A ce niveau là, il convient d’attacher de l’importance aux détails, ce que nous n’avons pas su faire. Nous avons bien joué mais, à cause de pas mal de scories, on leur a offert trois essais. Dans ces conditions, comment rivaliser... Les meilleurs ont gagné, point. » Remi Gaillardet (centre d’Hendaye)