Jean Prat : SH - NIORT

4 essais en 7 minutes ! SH 31 - 48 NIORT

Un trou noir fatal
HENDAYE - NIORT Costauds devant, les Xuriak ont subi une cuisante défaite consommée lors d’un « trou noir » de cinq minutes en début de seconde période
Hendaye . . . . . . . . . . . . . . . . . . .31
Niort . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .48
Lieu Hendaye (stade Ondarraitz). Arbitre Romain Bruyère (Pays de Loire). Spectateurs 800. Mi-temps 10-17.
Hendaye 4 essais Bainçonau (13e), Alcade (41e), collectif (65e), de pénalité (77e) ;
3 transformations Bainçonau (13e, 41e), Henry (65e) ; 1 pénalité Bainçonau (2e).
L’équipe Bainçonau - Macicior, Azpeitia, Gaillardet, Henry - (o) Jimenez, (m) Alcade - Labéguerie, Bétachet, C. Pinon - Periat, Zubizarreta (cap) - Hiriart, Ezpeleta, Dallery. Entrés en jeu : Eceizabarrena, Moulay, Carricaburu, Destruhaut, Ortega.
Carton jaune Labéguerie (11e).

Niort 7 essais Saparrart (26e, 70e), Lamotte (35e, 43e, 45e, 50e), Lutteau ( 45e) ; 5 transformations Saparrart (26e, 35e, 45e, 47e, 50e) ; 1 pénalité Saparrart (22e).
L’équipe : Saparrart - Contardi, Lutteau, Lamotte, Dimeck - (o) Gatuingt, (m) Digout (cap) - N’Diaye, Alvarez, Giraud - Vialex, Brazier - Kesteman, Morlay, Roth. Entrés
en jeu : Guignouard, Tomascu, Le Meur, Fourie, Piaud, Fays, Bernard, Debaty.

Le discours des entraîneurs hendayais à la pause, audible depuis l’arrière de la tribune, avait résumé la situation : « Vous êtes menés de peu contre le cours du jeu
mais maintenant, la fatigue va vous toucher. Ne vous livrez pas, gérez intelligemment,
faites jouer votre vitesse. » Moyennant quoi, les frontaliers, après avoir égalisé à lareprise par un essai d’Alcade, firent exactement le contraire et abandonnèrent le gain du match en cinq minutes, ponctuées par trois essais niortais,un quatrième venant s’ajouter quatre minutes plus tard.

Incommensurables regrets.
Même le battant Rémi Gaillardet était effondré : « Je suis dégoûté, on joue et on se fait contrer. » Propos confirmés par l’ouvreur Joannes Jimenez : « À force de défendre et de prendre des kilos dans la figure, on perd en lucidité et on craque. Pourtant, physiquement, on est bien. Regardez notre fin de match ! »
14 blessés à l’infirmerie
Si les regrets sont aussi lourds, c’est que le cinq de devant a parfaitement joué sa partition, en dépit de nombreuses blessures et du forfait de dernière heure de Pinon (gastro entérite) qui dut laisser sa place au jeune Periat.
D’emblée, on comprit que ce serait compliqué pour les Xuriak, qui négligeaient le jeu au pied en dépit de l’appui du vent. Une percée de 50 m de Jérôme Bainçonau, conclue par un essai, fit illusion. L’arrière visiteur Saparrart rendit la monnaie, avant que les deux centres niortais, Lutteau et Lamotte, ne commencent leur numéro. Un numéro qui fit vertigineusement enfler le score entre la 43e et la 50e minute : quatre essais dont une interception machiavélique. Assommés, les Hendayais parvinrent néanmoins à concrétiser l’excellent travail de leurs avants dans les 20 dernières minutes. Faisant naître d’autres regrets : les quatre ballons conquis en touche et rendus aux visiteurs à la suite de maladresses. Alvarez, Brazier et Giraud profitèrent des aubaines, pour éviter le mot désobligeant de cadeau, afin d’alimenter une cavalerie capable de jouer sans fausse note. Sans grand génie non plus, ce qui fit encore plus rager les frontaliers, conscients cependant de la supériorité de cet adversaire.
En dépit de la défaite et du bonus offensif glané par les Niortais, les Xuriak sont convaincus d’aller de mieux et voient une lueur au bout du tunnel malgré leur zéro pointé au classement. Avec 14 blessés graves à l’infirmerie, toute bonne nouvelle est bonne à prendre, et dès que le corps médical délivrera les bons de reprise, la lueur se transformera enbelle lumière. Ce n’est hélas pas pour cette semaine.
François Trasbot

Yon Azpeitia
CENTRE D’HENDAYE
« Ces cinq minutes d’absence, c’est affreux, d’autant plus que l’adversaire ne commet pas la moindre erreur et score. Nous avons été trop généreux, face à une équipe habile et solide.
Leurs centres sont remarquables et nous ont fait mal. Quand le moral en prend un coup, les jambes ont du mal à suivre. Après le trou noir, nous étions cuits. On est mieux sur la fin mais je me demande si Niort, assuré de la victoire, n’a pas baissé de régime. »