1/4 DF2 SH - CERET

Quel match !!!! SH 28 - 26 CERET

Céret, mais ça passe
HENDAYE - CÉRET Les Catalans avaient été les bourreaux des clubs basques, Nafarroa puis Mauléon, aux tours précédents. Les Hendayais ne sont pas tombés dans le piège et se hissent en demi-finales.
Hendaye . . . . . . . . . . . . . . . . . .28
Céret . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
Lieu Saint-Sulpice-sur-Lèze (stade Gaston-Sauret). Spectateurs Un millier. Arbitre Benoît Albert. Mi-temps 13-20.
Hendaye 3 essais de Gaillardet (6e), Jaubert (67e), Chaudière (79e) ; 3 pénalités de Bainçonau (1re, 9e, 48e) ; 2 transformations de Bainçonau (6e, 67e).
L’équipe : Chaudiere - Bainçonau, Azpeitia, Gaillardet (Ducoté, 69e), Jaubert - (o) Jimenez, (m) Lopez Herrero (cap) (Laurent,m-t) - C. Pinon, Betachet, Sallenave (Zubizarreta, 45e) - Vial, V. Pinon (Labarthe, 45e) - Hiriart, Azpiroz (Cazet, m-t), Larribe (Ibarburu, m-t).
Exclusion temporaire : C. Pinon (30e, carton blanc) ; Vial (35e, carton jaune)
Céret 3 essais de Bosch (16e, 40e), Torrès (37e) ; 3 pénalutés de Bouquié (22e, 64e, 75e) ; 1 transformation de Bourquié (40e).
L’équipe : Domenech (Laurent Arnaudies, 75e) - Bosch, Anies, Desaphy, Onofra (Roigt, 75e) - (o) Bouquié, (m) Torres - Flores (Benhaim, 58e), G. Arnaudies (cap) (Hour Sempé, 64e), Boukechiche - Dufour, Fiches (Pech, 47e) - Magne, Goullet (Nobili, 67e), Maury. Exclusion temporaire : G. Arnaudies (24e, carton jaune)
Expulsion : Torrès (46e)
Il faut croire que la vallée de la Lèze va finir par devenir la terre d’élection des Hendayais. Il y a quatre ans en effet, dans le sillage d’un Zubizarreta de niveau stratosphérique, les riverains de la Bidassoa étaient venus composter le ticket promotionnel aux dépens des autochtones des confins ariégeois de la Haute-Garonne. Lesquels, il faut quand même le préciser, n’étaient guère enclins à se laisser
tenter par une parenthèse à l’échelon supérieur.
Mais hier, rien de tout cela. Les Catalans, loin de jouer à reculons puisque ladite montée en Fédérale 1 est acquise, ont donné beaucoup plus de fil à retordre à leurs rivaux que les Saint-Sulpiciens en 2013. En début de deuxième mi-temps en effet, plus personne n’aurait misés ur un hypothétique renversement de situation aux dépens de ceux qui, forts de l’appui du vent, faisaient le forcing de façon à enfoncer le clou pour de bon. Hé oui, les Cérétans n’avaient que sept longueurs d’avance (20-13) certes, mais l’alliage d’expérience et de puissance semblait les mettre à l’abri.
Et pourtant… Entre le plaquage dangereux susceptible d’être mis au passif de leur demi-de-mêlée et l’apport d’un banc d’une profondeur incomparablement supérieure
côté hendayais, les mouches, pour reprendre l’expression chère au Dacquois Pierre Albaladejo, « changèrent d’âne ».
Bergerac en demie
Et les protégés de Philippe Arrate et Dominique Gueraçague terminèrent cette inoubliable rencontre comme ils l’avaient commencée. C’est-à-dire, en boulet de canon. Pour ne pas dire plus. Autant la première réalisation incluait une part de réussite, autant Hendaye força la décision sur des séquences remarquablement construites avec finition en bout de ligne.
L’avantage repris dans le « money- time », restait alors à ne pas commettre la moindre faute car la présence d’un buteur tel que Bouquié faisait planer la menace d’une éventuelle crucifixion de par l’envoi d’un lointain missile. La discipline basque (que Philippe Arrate, pour l’anecdote, fait respecter y compris dans le vestiaire !) ayant été exempte du moindre écart, les Hendayais purent lever les bras au ciel. Comme s’il était écrit que des bonhommes aussi merveilleux que Bainçonaum éritaient bien de prolonger la belle aventure dans le dernier carré.
Ils retrouveront Bergerac, tombeur d’Orthez (30-16), en demi-finale.
Philippe Alary