Un peu d’histoire

Historique du STADE HENDAYAIS

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Inscrit au Journal Officiel de l’Union des Sociétés Françaises des Sports Athlétiques le 22 mars 1908 par son Président fondateur le docteur Théodore CASENAVE, le Stade Hendayais est dès l’origine un club omnisports. S’y pratiquaient, souvent avec bonheur, plusieurs activités sportives comme le Football-Rugby, l’Athlétisme, la Pelote basque, le Tennis, le Volleyball, puis la Natation, et enfin le Handball, de même que le Football Association.
Au cours de ses cent ans d’existence il eut à sa tête les présidents suivants :
De 1908 à 1914 : Dr Théodore CASENAVE
De 1914 à 1921 : Jérôme FAGET
De 1921 à 1924 : Charles IMATZ
De 1924 à 1966 : Laurent PARDO
De 1945 à 1946 : Jean Pierre EGUIMENDYA
De 1966 à 1969 : Paul PUJO
De 1969 à 1983 : Michel PARDO
De 1984 à 1986 : Dr Jean-Lou LABEQUE
De 1987 à 1990 : Beñat ETCHENAUSIA
De 1990 à 2003 : Raphaël LASSALLETTE
De 2003 à 2008 : René CAZENAVE
De 2008 à ce jour : Jean Pierre BEAUCOUESTE
1908 à 1918  : le Sport à la belle époque Dès sa première année de création, le Stade est champion de France 4ème série. Le championnat (Guyenne et Gascogne) ne compte alors que peu d’équipes et 4 matches par an assurent soit la montée, soit le maintien ou la descente. Mais les bases étant jetées, il ne manque plus qu’un terrain, « Ondarraitz ». C’est vers 1911 que le terrain, les annexes, vestiaires et courts de tennis sont définitivement affectés à l’usage exclusif du club. Cette même année voit la création du Comité Côte Basque Landes (y compris le Béarn). Le Stade accède à la 1ère série (1ère division de l’époque) pour la saison 1912/1913. A la veille de la première guerre mondiale le sport et le rugby en particulier voient leurs adeptes et leurs spectateurs affluer à Ondarraitz de plus en plus nombreux.
1919 à 1928 : La légende Dès le retour des derniers grands blessés de la guerre, le sport reprend ses droits. L’année 1920 voit la naissance de la Fédération Française de Rugby. Le 1er championnat débute avec la saison 1920/1921. Notre club évolue en 2ème série et après un parcours remarquable remporte le titre de Champion de France face au Lancey Sports à Narbonne le 1er mai 1921. Retour triomphal pour les heureux vainqueurs, fêtés par les quelque 4 000 habitants que compte notre commune. Une grande équipe du Stade est née et va connaître le championnat Excellence (1ère série) jusqu’en 1934. Au cours de cette période nos vaillants stadistes vont rencontrer toutes les grandes équipes que compte le championnat de France : As Béziers, Romans, USA Perpignan, « la Générale » Stade Français, l’AS Montferrand et bien d’autres. Simultanément plusieurs joueurs portent le maillot de l’équipe de France ( René Graciet, Laurent Pardo, Léon Pardo etc….) .Autre fait manquant de la décennie, le Stade joue en 1928 la ½ finale Côte Basque (synonyme de qualification pour la phase finale championnat de France) face à la Section Paloise. Le 22 avril 1928 au stade de la Croix du Prince à Pau, notre équipe défend vaillamment ses chances et fait douter les futurs champions de France qui ne l’emportent qu’au cours de la 2ème période après bien des difficultés.
1929 à 1938  : Cinq années au plus haut niveau : Période très difficile pour le rugby en général (exclusion de l’équipe de France du tournoi des 5 nations, montée en puissance du jeu à XIII , flot d’argent arrosant copieusement le championnat, rugby de « muerte » pratiqué par quelques équipes titrera même un hebdomadaire. Dans la tempête environnante le club poursuit son bonhomme de chemin et se maintient ainsi pendant cinq années au plus haut niveau d’un championnat 1ère série à 54 équipes. La fin de cette décennie, troublée par la guerre d’Espagne nous retrouve en Honneur (2ème série).
1939 à 1948 : Les années de Guerre Maintenir à tout prix la pratique du rugby : voilà l’objectif des dirigeants stadistes en ces années de guerre où privations, arrestations, déportations, pénurie de tout, n’empêchent pas de maintenir l’activité du club et la formation des futurs champions. Le championnat officiel reprend lors de la saison 1944/1945, nous sommes en 2ème division et nous y restons jusqu’à la fin de cette période. Entre temps, le jeune Henri Arruabarrena figure sur la feuille du match France/Pays de Galles le 22 décembre 1945 à Swansea.
1949 à 1958 : La reconstruction : Nos petits Blancs évoluent en 2ème division. L’inauguration en 1952 de nouvelles tribunes à Ondarraïtz préfigure de la reconstruction d’une équipe, et un 16ème de finale de Coupe joué face au Stade Toulousain à Mont de Marsan donne le signal de la reconquête. Le TOEC en 1953 puis l’US Bellegarde en 1954 en ¼ de finale freinent les ardeurs hendayaises, mais un ancien du club Robert Basauri (SC Albi) est sélectionné face à l’Argentine. Michel Pardo à son tour est retenu en équipe de France B. Enfin, 1955 sera l’année du retour en nationale (Céret) et d’une finale jouée face à Cahors. Malgré la descente la saison suivante, on sent bien qu’un groupe est né qui amènera l’équipe en Nationale la saison 58/59 contre Roanne (8 à 0) .
1959/1969  : Le retour dans l’élite où l’on s’accroche : Trois saisons en Nationale, US Dax, FC Grenoble, Chalons, Boucau sont désormais nos adversaires et un 16ème de finale face au Stade Montois des Boniface marque l’histoire du club. Martial Irazu puis Gérard Fournier sont sélectionnés en équipe de France bientôt suivis de Robert Bassagaïtz, Alleaume, Michel Esponda et Jojo Gréciet. Le retour en 2ème division et un ¼ de finale face à Quillan laisse un goût amer aux supporters. Point d’orgue pour cette équipe qui galère désormais pour le maintien.
1969/1979  : La crise mais on y croit encore : En 3ème division en ce début de décennie le Stade ne peut échapper à la crise. Mai 68 est passé par là et un renouvellement des dirigeants s’impose. Michel Pardo prend en main les destinées du club, la remontée en 1970 en 2ème division contre AS Lavaur est largement fêtée. 1973 : 1ère sélection pour Jean Pierre Mugica et Jean Larraga en équipe de France Juniors. L’année 76 voit le Stade revenir en Nationale après une phase finale où nous affrontons successivement Sarlat, Saverdun, Vic Bigorre pour échouer en ¼ de finale face à l’US Riom à Peyrehorade. Groupe B poule H pour la saison 1976/1977 mais dernière place du groupe et redescente en 2ème division. 1979 Laurent Pardo parti au Racing Club de France, participe à sa 1ère sélection qui sera suivie de nombreuses caps.
1979/1989  : Le club reprend des couleurs : Automne 1980, le club a enfin son siège situé sous les tribunes d’Ondarraitz. Quelques travaux vont rendre les locaux agréables et fonctionnels. Côté rugby, 2ème division où chaque saison voit son lot de défaites et de coups d’éclat. Les disparitions brutales de Jean Michel Berho, Inaki Ormazabal et de Jacques Dufrèche, en 1990, plongent la famille stadiste dans une immense tristesse et l’équipe contient mal les défections des uns ou des autres.
1990 / 1998  : Professionnel ou Amateur : Toujours en 2ème division mais plus pour longtemps, le club s’appuie sur la formation des jeunes (Juniors et Cadets). Une équipe féminine s’entraine désormais assidument sur la pelouse d’Ondarraitz et déjà Danielle Irazu se fait remarquer, ce qui l’amènera 59 fois en équipe de France. La Ligne Nationale de Rugby et la création du Top 16 et de la PRO D2 entrainent de facto l’équipe en Fédérale Amateur, 3e division. Remontée face à Montfort (14 à 8), l’équipe redescend en Fédérale 3 suite à une série de défaites et un match de maintien perdu face à Vannes (28 à 22). La saison suivante remontée en F2 face à Adé (21 à 7). Le Stade termine son championnat en ¼ de finale face à Aix en Provence.
1999/2008  : Le rugby Amateur : Rechute en 2001, le « rugby des villages » ne fait pas de cadeau. La montée directe en F2 échappe de peu en 2003. Le Stade reste en F3 jusqu’en 2008. Dernière et belle saison de cette décennie et du centenaire, ponctuée par une accession directe en F2 et la victoire du Challenge de l’espoir.

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2008/2108  : Deuxième centenaire : Début de décennie en Fédérale 2 avec à la tête du Club JP Beaucoueste succédant en douceur à René Cazenave. Quelques recrutements bien ciblés semblent apporter la sérénité dans le jeu du Stade et permettent aux nombreux supporters d’entretenir l’espoir d’une remontée en F1 et de jouer enfin dans la même poule que les luziens.
Le rêve se réalise enfin le 12 mai 2013 où le Stade gagne la montée lors du match retour de 1/8e de finale à St Sulpice et obtient le droit de jouer contre son voisin lors de la saison 2013-2014. Il est éliminé par Mauléon en quart de finale sur le stade de Tarnos. Malheureusement, le club redescend au bout d’une seule saison pendant laquelle les joueurs ont toujours été dignes du maillot.
Dès la saison suivante (2014-2015), le Stade rejoue la montée, cette fois contre Anglet. Au terme de deux matchs (1/8 aller et retour) à couper le souffle, ce sont ces derniers qui passent d’un petit point.
Le Stade continue son bonhomme de chemin en fédérale 2, un niveau qui a l’air de bien correspondre aux capacités du club dans un contexte d’évolution du rugby assez compliqué pour les petites villes.