Equipe I Hendaye - Rodez

SH 24 - 21 Rodez

Le courage a fini par payer
Les Hendayais ont remporté une victoire méritée qui récompense leur travail.

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L’arrière Battit Chaudière a été héroïque sous les chandelles. © Photo
PHOTO Jean-daniel Chopin
Au coup de sifflet final, l’entraîneur ruthénois Jérôme Broseta se leva de son banc et nous lança : « Hendaye est vraiment une belle équipe qui mérite sa victoire ». Constat élégant d’un homme qui avait quand même quelques raisons de râler : ses hommes avaient fait le plus dur au début du deuxième acte, et avaient encaissé la défaite à la dernière minute ! Mais sur le fond, Jérôme Broseta avait vu juste : si Rodez l’avait emporté, les Xuriak auraient pu hurler « au voleur » une fois de plus. Mais un coup de botte de Jérôme Bainçonau sauva la morale de l’histoire juste avant le temps additionnel.
Une fois n’est pas coutume, les Hendayais réussirent leur entame de match. Sur leur première offensive, Mondela, depuis le côté droit expédia un long coup de pied vers la gauche, à l’opposé du terrain où Jean-Marc Zubizarreta, avec le flair d’un chien truffier, s’était démarqué. Essai d’emblée, transformation dans la foulée, puis une pénalité de Le Gall portaient l’avance des blancs à 10-0. C’était la fête à Ondarraitz !
Mais Rodez, très puissant en mêlée, parvint à limiter la casse au cours de ce premier acte où ils n’arrivaient pas à mettre son jeu en place. Et puis, comme souvent depuis le début de la saison, les frontaliers, impeccables sur les fondamentaux, se mirent à commettre une multitude de péchés véniels, ces petites fautes qui leur coûtèrent une montagne de points tout au long de la saison. Deux ballons rendus au pied en début de deuxième période finirent par deux essais visiteurs. Même scénario à chaque fois : coup de pied dans l’axe repris par la défense, percée du redoutable capitaine Alexandre de Barros, et le Ruthénois le plus disponible n’avait plus qu’à finir le travail.
Une heure bien maîtrisée
C’est ainsi qu’après une heure de rugby bien maîtrisé, Hendaye se trouvait mené 21-16, et payait cash les ballons rendus, les fautes de main et les pénaltouches ratées. Dur, terrible même pour une équipe, qui venait de connaître deux week-ends de frustration contre Périgueux et à Saint-Jean-de-Luz, deux matches aboutis, réussis, mais perdus pour des vétilles. Dans les tribunes, on commençait à regarder si un gros matou noir n’était pas embusqué dans la forteresse blanche.
Enfin, à un quart d’heure du terme, la lumière jaillit. Une touche impeccable, une tortue qui avance enfin, un ballon parfaitement libéré, et Tom Nieucel, fils du grand troisième ligne agenais Charly Nieucel, qui venait d’entrer en jeu, inscrivit un essai d’un grand classicisme, que malheureusement Jérôme Bainçonau ne transforma pas.
On en était à 21-21. Et aucune des deux équipes ne se satisfaisait du match nul. Les dernières minutes furent donc chaudes, musclées (dans le bon sens du terme), et après quelques va-et-vient sur la pelouse, ce fut Rodez qui craqua en concédant une pénalité à portée de ses perches. Cette fois Jérôme Bainçonau régla la mire et ajusta parfaitement son tir qui offrait au Stade Hendayais un succès mérité, important pour son moral.
Inutile de préciser que durant les 2 minutes de temps additionnel, les Xuriak se montrèrent particulièrement vigilants et s’employèrent à éteindre les derniers feux allumés par les Aveyronnais. Et cette fois, il n’y eut pas de peccadille stupide pour gâcher la fête. Yannick Lamour qui hurlait « pas de faute ! » depuis son banc avait été entendu.
François Trasbot
Journal Sud-Ouest du 27/01/14


Rodez se fait piéger chez le dernier
Publié le 27/01/2014 à 08:42 par La Dépêche du Midi (édition de l’Aveyron)
Rugby. Fédérale 1. Hendaye ne comptait qu’une victoire avant de recevoir Rodez.
A Hendaye, au stade d’Ondarraitz : Hendaye bat Rodez 24 à 21
(mi-temps : 13-6)
Arbitrage de M. Chiodi-Schroeder (Périgord-Agenais).
600 spectateurs.

Hendaye : 2 essais Zubizareta (1re), Nieucel (76e) ; transformation Le Gall (2e) ; 2 pénalités Le Gall (16e, 37e) ; drops A. Mondela (46e), P. Baingonain (80e).

Rodez : 2 essais Auréjac (43e), Criottier (49e) ; 2 pénalités Boscus (31e, 40e) ; 2 transformations Boscus (49e, 61e).

Cartons jaunes à Rodez : Magnes (24e), Alazard (80e).

évolution du score : 5-0, 7-0, 10-0, 10-3, 13-3, 13-6, 13-11, 16-11, 16-18, 16-21, 21-21, 24-21.

Hendaye : Chaudière, Sallaber, Gaillardé (Nieucel, 50e), L. Mondela, Discazeaux, (o) A. Mondela (Laurent, 61e), Legall (Baingonain, 61e), Zubizaretta, F. Ibarburu, Lagenebre (Bénitez, 72e), Couriol (Desjean, 48e), Delmas, Djorgodze, Courade (Cazet, 66e), Legras (S. Ibarburu, 47e).

Rodez : Favre-Trosson, Poujol, De Barros, Criottier (Pallares, 74e), Pratmarty, (o) Boscus (Baron, 68e), (m) Molinié, Auréjac, Alazard, Martin (Fabre, 70e), Bajja, Magnes (Lacassagne, 61e), Donadze (Chellat, 53e), Falière (Théron, 47e), Badiu (Piorkowska, 67e).

équipe réserve : Hendaye bat Rodez 20 à 14.

Les Ruthénois ont perdu, hier après-midi, chez le dernier Hendaye, ne devant s’en prendre qu’à eux-mêmes. En effet, après une première période ratée, marquée par une absence de dynamisme, un manque de réactivité devant des Basques attaquant fort le match et marquant un essai d’entrée, Rodez n’a pas pesé dans la partie durant 40 minutes. Ensuite, en seconde période, les Aveyronnais ont repris le match, inscrivant deux essais et se détachant au score. Mais, à cet instant, alors que les hommes de Patrick Furet avaient le match en main, que l’équipe d’Hendaye reculait, les Ruthénois sont sortis de la rencontre. Une première faute de Chellat, discutant avec un joueur basque devant les yeux de l’arbitre, a remis le ballon dans les mains locales, s’achevant par un essai changeant le cours de la partie. Puis, une ultime pénalité a permis aux locaux de gagner. Bref, Rodez est venu perdre chez le dernier contre toute attente. Mais les Aveyronnais ont-ils mis tous les ingrédients dans leur match pour s’imposer ? En effet, la défaite est une mauvaise opération comptable venant parasiter tous les efforts réalisés à ce jour. Ensuite, les Ruthénois ont joué à leur niveau durant les 20 premières minutes de la seconde mi-temps, actifs, présents, pressants. On a pu remarquer la différence existant entre les deux formations avant que des fautes d’indiscipline viennent tout remettre en cause. Maintenant, il faut vite se projeter vers le futur et oublier ce match raté en terre basque. Le maintien reste la première actualité du Stade ruthénois et tout langage de qualification est malvenu car la route pour rester en Fédérale 1 est encore longue et de nombreuses victoires s’imposent. Pour cela, il faudra éviter de renouveler la sortie d’Hendaye qui donnera pour unique information tous les éléments à ne pas renouveler. « On a pris un gros coup de pied au c... hier », dira l’un des joueurs ruthénois, frustré de la rencontre. « On a manqué de respect à Hendaye et à nous-mêmes », ajoutera Julien Baron. « On n’est pas entrés dans le match au Pays Basque sans peur comme nous l’avions face à Montauban ou Lormont. On ne sait pas construire contre une équipe comme Hendaye. On a eu besoin de se faire remonter les bretelles aux vestiaires à la pause pour rentrer dans la partie ». Ces mots résument le sentiment de frustration ressenti hier, au stade d’Ondarraitz. Il reste maintenant à penser à Lavaur, prochain opposant du Stade. Et de le gagner...

Stéphane Hurel