Equipe I SJLO - Hendaye

SJLO 18 - 12 SH

Les Luziens remportent un pauvre derby sans essai et trop brouillon.
Les acteurs le pressentaient dans la semaine, l’enjeu allait tuer le jeu à l’occasion du derby retour entre les frères de la côte. Au final, le nombreux public quitta le Pavillon bleu frustré, et mécontent de la qualité du jeu proposé. Et les Hendayais, valeureux du début à la fin, repartent de chez les voisins avec une nouvelle défaite dans la besace, alors qu’ils avaient fait jeu égal durant toute la partie. Frustration là aussi, et regard noir vers le vétilleux arbitre qui les priva d’un essai dans les dernières secondes alors qu’ils campaient sur la ligne luzienne.

Mais Saint-Jean l’emporta, et ce ne fut pas un déni de justice. Simplement, la différence de niveau et d’ambition supposée entre les deux clubs n’apparut jamais. Hendaye fit la loi en mêlée durant tout le premier acte, et vira en tête à la pause grâce à son buteur Julien Le Gall plus inspiré que son copain luzien Jon Iturriria qui rata deux occasions largement dans ses cordes. Mais après la pause, les Luziens semblèrent se réveiller et pesèrent davantage sur le jeu, tandis que leur buteur réglait la hausse et passait tout.

Un arbitrage sévère

Le demi de mêlée luzien Vincent Roigé était lui aussi frustré : « on ne sort pas un ballon propre, ni en touche ni en mêlée. On a des moyens, un bon projet de jeu, et rien n’a fonctionné, on est certes heureux d’avoir gagné, mais on est quand même déçus du contenu ».

À-côté de lui, dans le couloir des vestiaires où régnait une ambiance fraternelle, l’entraîneur hendayais Daniel Larrechea était inconsolable : « on progresse à chaque match, on pose bien notre jeu, et on donne à l’adversaire de quoi se nourrir de nos petites erreurs. Aujourd’hui encore, on n’a pas perdu, on a donné le match ».

Dans cette grisaille, le lutin des frontaliers, Jérôme Bainçonau, tenta bien de mettre le feu au pré, mais il ne fut récompensé que… par des points au pied. Ce n’était pas une journée pour les artistes, et l’arbitrage trop pointilleux n’arrangea pas les choses. Cinq cartons dans un match sans un marron où tout le monde se respecte, il faut le faire ! En fait, le derby démarra parfaitement à la buvette, mais jamais sur le terrain. Tout le monde voulait bien faire, et personne n’a réussi. « On a même manqué de rigueur dans un match cadenassé », concluait un brin sarcastique Vincent Roigé.

François Trasbot