Equipe I Hendaye - Limoges

SH 24 - 24 USAL

Stade Hendayais : L’hommage à Bouzigues

Mêlée souveraine et Bainçonau inspiré devaient offrir le succès à Hendaye, tenu en échec par Limoges (24-24).

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L’ami Iturria, dans ses albums des « Rubipèdes », a immortalisé Bouzigues, pilier de devoir et distributeur de châtaignes au nez cabossé. Hier, avant le coup d’envoi, Hendaye a honoré son dirigeant Robert Bouzigues, qui débuta comme joueur en 1949, et sur le terrain, les Xuriak de 2013 ont montré qu’ils étaient vraiment des « Rubipèdes » de haut vol. D’abord parce que leur mêlée a gagné la partie face à un ensemble aux ambitions affirmées, ensuite parce que le lutin Jérôme Bainçonau, un elfe au milieu des gants, a démontré que quand on a de bons déménageurs il est plus facile de jouer du piano. Deux fois les spectateurs d’Ondarraitz se sont levés en rugissant de plaisir, lors de deux scènes à la trame identique. La mêlée blanche gagne. Limoges est pénalisé, Bainçonau part de ses 22 mètres, slalome au milieu des défenseurs, et parvenu près du port, alors que les gros poissons vont le croquer, il délivre un bijou de coup de pied vers l’aile. Première fois à gauche, Jérémy Discazeaux n’a plus qu’à aplatir. Bis repetita à droite, et Clément Sallaber marque à son tour en coin.

En dépit de la sortie prématurée de Nikoloz Giorgadze (déchirure au mollet 7e), la mêlée hendayaise est vraiment performante, et les visiteurs, décontenancés, changent leurs deux piliers au bout d’une demi-heure.

Exploits et relâchements

Hélas pour les blancs, après chacun de ces exploits, une once de relâchement permet aux Limougeauds de revenir dans le match. Et quand l’ardeur offensive baissa d’un cran, en deuxième période, le jeu plus restrictif qui s’installa fit les affaires des visiteurs, tout contents au final de s’en tirer avec un match nul. En fait, tout se joua lors de l’unique bagarre de la 56e minute, où l’arbitre Fabien Soucaret, bien secondé par son juge de ligne, démasqua les coupables avec célérité, et sanctionna en conséquence. Pris la main dans le pot de confiture, Charles Rai vit rouge, Momo Samba et Hervé Labarthe le jaune. Or bien que condamné à infériorité numérique jusqu’au final, le quinze limougeaud mit à profit la médiocrité qui s’installa alors sur le terrain pour faire parler les « petits tas ». Et à force de pick and go parvint à inscrire en force l’essai de l’égalisation à sept minutes du terme. C’était cruel pour les Hendayais, qui voyaient leurs généreux efforts tomber à l’eau. Dans les derniers instants, le maître artilleur Julien Le Gall tenta bien d’arracher la gagne en tirant des pénalités du bord de la touche, de 40 et 55 mètres. En vain, Hendaye rentrait au vestiaire tête haute mais déçu et frustré de la victoire.

Le bel hommage de Jean-Jacques Taofifenua, solide et emblématique talonneur de naguère, aujourd’hui entraîneur de Limoges, les réconfortera peut-être : « Aujourd’hui, on ne méritait pas le match nul, tout juste le bonus défensif. Hendaye méritait de gagner. Sur ce qu’on a montré aujourd’hui, on n’est pas meilleur que le Stade Hendayais ».

Vraiment, Bouzigues peut être fier d’être dirigeant d’une équipe de jeunes gens qui se battent comme des lions pour se maintenir, et tiennent la dragée haute à des semi pros qui jouent la qualification, et, à moyen terme, la montée en pro D2. Et qui aussi les ont croqués en mêlée, ce qui a dû ravir le Bouzigues d’Iturria.

SO du 28-10-2013


Rugby : l’USAL contrainte au nul

En déplacement chez la lanterne rouge hendayaise qui avait perdu ses six premiers matches, l’USAL a dû se contenter du partage des points (24-24). Malmenés en mêlée fermée, notamment en première période, les Limougeauds sont tombés sur une courageuse équipe basque qui a profité de leur indiscipline.Menée 21-17 à la pause, puis 24-17 à dix minutes de la fin, l’USAL est parvenue à égaliser sur un essai consécutif à une pénaltouche à dix minutes de la fin (24-24). Ce qui n’a pas empêché les Limougeauds de souffrir dans les derniers instants notamment lorsque le buteur basque Le Gall se présenta par deux fois pour la pénalité de la gagne. Deux tentatives qu’il rata.

Au classement, l’USAL sort des clous de la qualification pour occuper la cinquième place à deux longueurs de Périgueux. Prochain rendz-vous le 16 novembre à Beaublanc contre Saint-Jean-de-Luz.