Jean Prat : SH - FCO

A la 78e, au courage SH 19 - 16 FCO

Première à Ondarraitz
HENDAYE - OLORON Première victoire pour les Xuriak, assombrie
par la grave blessure de l’Oloronnais Dies
Hendaye . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
Oloron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
Lieu Hendaye (stade Ondarraitz). Spectateurs 500. Arbitre M. Valls (Pays catalan).
Mi-temps 3-3.
Hendaye 1 essai Bixente Pinon (79e), 1 transformation Jimenez ; 4 pénalités Jimenez (40e+2, 41e, 49e, 58e).
L’équipe : Chaudière - Macicior, Azpeitia, Gaillardet, Etcheverry - (o) Jimenez, (m) Alcalde - Sallenave, V. Pinon, C. Pinon - Zubizarreta (cap), Vial - Sanchez, Azpiroz, Landrodie.
Entrés en jeu : Ducoté, Bainçonau, Gallais, Neisen, Ezpeleta, Dallery, Dominguez, Carricaburu.
Carton jaune : Jimenez (19e).
Oloron 1 essai de pénalité (73e), 3 pénalités Claverie (33e, 43e, 46e).
Carton jaune : Lacave (29e).

Hendaye aurait pu chanter sous la pluie, après s’être offert un premier scalp à Ondarraitz, celui de l’excellente équipe d’Oloron en plus. Mais les coeurs de tous hier à Ondarraitz, balayé par un crachin têtu et glaçant, étaient un peu fêlés. À la 67e minute d’un match jusque-là très mauvais sur le plan technique, le centre béarnais Frédéric Dies resta au sol à la suite d’un ruck. Réalisant aussitôt que la blessure aux cervicales était préoccupante, l’arbitre Yannick Valls interrompit la rencontre durant une demi-heure, le temps pour l’ambulance des pompiers d’arriver sur la pelouse pour prendre en charge la victime. Sur place, les secouristes avaient assuré l’essentiel : éviter un coup de froid au blessé en lui abritant la tête avec un parapluie.
Camping sauvage
Lorsque la rencontre reprit pour 13 minutes, le cœur n’y était plus. Après avoir fait refaire plusieurs fois la mêlée, Yannick Valls accorda un essai de pénalité attendu aux Béarnais, jusque-là menés au score. Vexés, les courageux Hendayais donnèrent à leurs adversaires une vision prémonitoire de l’enfer en pratiquant longuement le camping sauvage sur la ligne bleue d’Oloron. Avec au bout un essai collectif de la dernière minute, qui donnait aux Xuriak leur premier succès de la saison.
Ouf ! Jusque-là, seuls d’innocents cartons jaunes pour des broutilles, et la grave blessure de Frédéric Dies avaient sollicité l’attention d’un public frigorifié, au sein duquel une chorale féminine béarnaise donnait en vain de la voix. Sur le terrain les en avants se multipliaient, faisant suite à des touches pas droites, des erreurs d’appréciation, bref l’arsenal complet qui vous fait regretter d’avoir quitté la buvette et son café bien chaud.
Pourtant, on sentait les joueurs animés des meilleures intentions, mais quand les défaillances techniques individuelles rejoignent une stratégie collective inexistante, on n’a guère l’occasion de rêver.
François Trasbot